Pathologies du sommeil

La médecine du sommeil prend en charge les troubles du sommeils en assurant à la fois leur diagnostique, leur traitement et leur prévention. 

Les troubles du sommeil sont classés en plusieurs catégories :

* Les troubles « non organiques », qui concernent généralement les insomnies (difficultés à s’endormir ou à maintenir le sommeil) ou hypersomnie (excès de sommeil) secondaires à des difficultés d’ordre psychiques et/ou émotionnels (ex : dépression), ainsi que les désordres qui affectent le sommeil lui-même (cauchemars, somnambulisme, etc.).

* Les troubles d’origine « organique » qui sont des maladies à proprement parlé (neurologiques, métaboliques, pulmonaires, etc.) et qui comprennent le syndrome d’apnée du sommeil, le syndrome des jambes sans repos, la narcolepsie, le syndrome de Kleine-Levin, etc.

La médecine du sommeil va établir un diagnostic précis des troubles, en les caractérisant, en recherchant des anomalies du rythme sommeil-éveil (rythme circadien), des mouvements durant la nuit, des apnées, etc. Pour cela, le spécialiste en médecine du sommeil utilise des éléments cliniques (interrogatoires, échelles et questionnaires) et des éléments paracliniques (investigations biologiques, mise en place de capteurs multiples permettant de capter entre autre le rythme respiratoire, polysomnographie à domicile ou en centre spécialisé, etc.).

Le traitement consiste à traiter une cause curable en premier lieu (appareil permettant de lutter contre les apnées s’il y en a, traitement d’une narcolepsie, correction d’un trouble métabolique, etc.) et à traiter les nombreux facteurs qui peuvent entraver l’obtention d’un sommeil de qualité. Ainsi le spécialiste du sommeil est particulièrement attentif à la correction des habitudes de sommeil, au lieu de repos, aux sources d’interférence, au régime alimentaire / statut nutritionnel, à la situation personnelle, aux comorbidités somatiques ou psychiatriques, à la prise concomitante de médicaments, aux consommations de toxiques, etc.